Banque : genèse d’une traversée du désert 

Péripéties Projet

Pour ceux qui ont vu le film d’anticipation Traque sur Internet, la notion de perte de ses papiers ou ses identités numériques est une psychose que l’on ne souhaiterait à personne. Dans le premier cas, on peut refaire une copie des documents ; dans le second c’est comme si vous n’aviez jamais existé. C’est ce dernier cas que je vis depuis ce matin.

09:30 Je vais pour prendre de l’essence dans une station automatique à Toulouse (heureusement que c’était une station automatique), et à la saisie du code, « paiement refusé ». Je consulte mon compte bancaire, « compte inexistant ».

De là, j’essaie de joindre la banque, qui rappelons-le est à quelques centaines de kilomètres, « accueil injoignable ». Je préviens mon entourage de mes difficultés immédiates ainsi que les personnes que je devais rencontrer dans les jours à venir que cela risque d’être compromis. Je demande à mon épouse d’aller en personne à la banque.

10:30, la banque est toujours injoignable. Une amie se propose de me faire un transfert urgent à condition de trouver un bureau de poste rapidement.

10:40 l’amie qui s’est proposée à m’aider se retrouve avec sa carte bloquée suite à un dépassement de découvert.

10:50 on a pu joindre sa banque, qui a autorisé le déblocage immédiat de la carte.

11:00 mon épouse n’est toujours pas allée à la banque. Il commence à pleuvoir sur la ville rose.

11:10 mon épouse m’informe que le guichet est fermé « exceptionnellement » (comme tous ceux que j’ai vu jusqu’à présent), et que hier elle a aussi rencontré des difficultés pour des opérations bancaires. Mais je ne suis pas sûr que cela ait également concerné sa carte bleue…

11:20 je reçois le code de transfert d’argent. Hasard, coïncidence, synchronicité ou humour cosmique, il y a un bureau de poste à 2 minutes de là où je suis garé !

11:35 l’argent est dans ma poche. Je rappelle les contacts pour les prévenir que finalement je peux remettre de l’essence, et trace en direction de Villefranche de Rouergue.

12:15 je traverse une immense zone commerciale sur des kilomètres sans trouver de station essence…