Benoît

Benoît

Je quitte Boulazac pour Campagnac, afin d’enrichir mon dictionnaire de noms de ville en -ac. Je rencontre donc Marianne, ce qui est somme toute logique, en attendant que Benoît revienne d’un rendez-vous.

Marianne est l’amie de Benoît, ancienne juriste spécialisée des affaires humanitaires, notamment la jungle de Calais, et qui prépare un voyage avec deux mulets jusqu’en Inde à la découverte de la culture (savoirs-faire, modes de vie) des personnes qu’elle croisera sur sa route.

Toujours en attendant Benoît, nous allâmes rendre visite à Bruno, le voisin, ingénieur du son, pianiste émérite, compositeur de contrepèteries et connaisseur invétéré des plantes, qui produit son propre vin et qui animera le weekend prochain au festival Anjou Feu pour soutenir un de ses amis viticulteur pour l’aider à financer ses procès (un vin avec appellation mais sans pesticides n’est pas toujours bien vu).

Bref, Benoît arrive. Ouvrier touche-à-tout, épicurien, masseur thaï et jongleur, il m’invite dans un chouette petit restaurant et m’explique comment il est arrivé dans le coin : il a croisé des centaines d’informations autour du climat, des pollutions, de la mentalité de la population, de la gastronomie… Pour au final poser ses guêtres dans un lieu dit dont le nom traduit du catalan est le même que son nom de famille !

Je suis chez lui pour lui donner des coups de main : ramasser la mousse pour les WC sèches, remplir des bouteilles en eau à la fontaine du village voisin (il a encore beaucoup à retaper), poser des panneaux dans les combles…

Au final, les lattes des combles n’ont pas été posées, mais on a fait un nettoyage par le vide en plus, ainsi que la destruction de 3 nids d’abeille, des visites, des restos…