Cerveau et bonheur, une équation simple

Projet

Je viens de tomber sur une vidéo du directeur de Google X (les projets classés de Google), Mo Gawdat, qui explique comment il a mis en équation le bonheur :

Pour résumer :

H = G – E

Avec H = Bonheur (Happiness), G = ce que la vie nous donne (Given) et E = les attentes (Expected). Si H est négatif, nous sommes malheureux.

Cela rejoint 2 choses :

  1. un article que j’avais écrit il y a quelques temps, sur le cerveau fonctionnant en mode satisfait ou compensé
  2. que si les attentes sont nulles, tout ce qu’offre la vie est source de bonheur

Oui, mais…

Mais cette vision n’est pas entièrement satisfaisante, car elle met en équation (c’est le cas de le dire) des éléments extérieurs, le fameux G, et peut donner un résultat négatif. De mon point de vue, si l’on base son bonheur selon ce que la vie nous donne, ou si l’on a la possibilité d’un résultat positif/négatif, on reste dans une relation dualiste. De plus, si la vie ne nous donne rien, et malgré le fait que l’on n’ait aucune attente, on obtient un bonheur nul !

Ainsi, je propose cette équation :

Le Bonheur est inversement proportionnel aux Attentes, ces dernières pouvant être nulles ou non nulles.

Note : d’un point de vue strictement mathématique, 1/0 donne l’infini.

Étant donné que tout part de soi, il est plus judicieux de concevoir une formule n’incluant aucun élément extérieur, et qui soit toujours positif. Vous aurez beau vous creuser la nénette, il est impossible d’avoir un bonheur négatif ! Même le malheur est un manque de bonheur. Et d’une manière général, un bon scientifique vous confirmera que la multiplication est la base des maths et qu’une mesure est toujours positive et strictement supérieure à 0 (essayez de mesurer 1 cm avec une règle, vers la gauche ou vers la droite, vous aurez toujours 1 cm) ; de ce fait, même si votre niveau d’attentes est très élevé, il y a toujours une once de bonheur qui sommeille en vous.

Les limites de tout système de mesure.

 

Cela permet, en tous cas, de constater que les mathématiques sont directement liées à la manière de penser, et vous pourrez constater que les notions de 0 et de négatif sont apparues tardivement dans les représentations.