L’après-confinement [Confinement, jour 19]

Coronavirus 2020 Quotidien

Ça y est, hier j’ai repris le télétravail. Ce qui change avec le quotidien ? Ben j’ai de quoi m’occuper en regardant des films !!! Plus sérieusement, étant donné que mon activité n’est pas directement en lien avec l’activité industrielle de la boîte, me garder en chômage partiel devenait incompréhensible. De ce fait, avec mes amis les directeurs, on a continué les projets top-secrets (j’adore dire ça…) !

L’après-confinement

On en parle sans trop en parler, mais à quoi pourra ressembler la vie après ce confinement ? Cela dépend de beaucoup de choses, et on va essayer de les énumérer. On a :

  1. Ceux qui se sont retrouvés au chômage total : professions libérales, commerces…
  2. Ceux qui se sont retrouvés au chômage partiels
  3. Ceux pour qui cela n’a pas changé grand-chose
  4. Ceux qui n’en ont fait qu’à leur tête d’être confinés

ce qui revient à résumer que, selon les cas :

  • certains vont se retrouver au chômage
  • certains commerces vont fermer
  • certains ne verront aucune différence
  • certains ne pourront répondre à l’affluence lors de la réouverture !

Mais la vraie question est ailleurs : comment les gens vont penser leur relation avec le travail, directement lié à l’argent, directement lié à la survie ? Est-ce que le million de cas et les 60 000 morts recensés ce jour vont amener à une nouvelle dynamique économique ?

Repenser le travail et sa relation

J’avais déjà évoqué le revenu de base, qui est en soi la meilleure solution. L’appliquer aujourd’hui serait une aberration, mais y réfléchir une fois que les pays auront retrouvé leur équilibre sera un pas de géant.

Actuellement, il existe deux modèles économiques majeurs :

  • Le modèle social, où l’État est le chef d’orchestre de l’économie
    Si l’état contrôle intégralement l’argent, on vire vers la dictature (obéis ou crève)
  • le modèle libéral, où les entreprises sont les acteurs majeurs de l’économie
    Si les entreprises contrôlent intégralement l’argent, on vire vers l’ultra-libéralisme (bosse ou crène)

Le revenu de base se base sur le modèle social, où l’État devient non pas le gestionnaire mais le centralisateur-distributeur, étant donné que la majorité est automatiquement redistribuée aux citoyens.Ainsi, chacun recevra un fixe et le travail apportera le complément, et on considère qu’un consommateur non travailleur est davantage un acteur dans les rouages économiques qu’une personne 100% coupée du monde.

Pourquoi est-ce si difficile ?

On considère le non-travail soit comme une transition qui doit mener systématiquement vers un travail, soit le fait de profiter du système. Ce n’est pas aussi clair et tranché : beaucoup de citoyens en situation d’endettement, refusant un niveau de vie inférieur ou considérant une démission comme un échec acceptent bien mieux la mort elle-même, expliquant de ce fait les suicides en entreprise.

La quête de la promotion, le défi de la carrière (qui n’a rien à voir avec un chantier d’extraction de minerais, quoique), l’obligation de la tradition familiale, les avantages sociaux, auxquels on rajoute le mépris des arts et du bien-être non commerciaux ou reconnus, appuient ce lien qui nous enchaîne au travail.

Moi qui suis les actualités sur les habitats alternatifs, je me rends compte que de plus en plus de personnes adhèrent à un mode de vie simple, indépendant (étymologiquement) mais pas forcément coupé du monde économique.

Dans la réalité

Dans la réalité, une poignée de multi-milliardaires dictent leur conduite aux chefs d’État, ce qui signifie que leur intérêt premier ne va pas varier d’un iota*. Peut-être, espérons-le ou non, qu’un décès par coronavirus parmi ces géants de la finance leur permettrait de relativiser leur véritable fortune…

Pour le commun des mortels, espérons que l’État gèle comme promis les charges habituelles, mais rien n’est évoqué concernant les charges privées (loyer, électricité, assurances, échéances de prêts…). L


* on utilise cette expression parce que le iota est la plus petite lettre grecque, à la différence du préfixe de mesure yotta-, comme yottamètre, qui signifie 10^24, soit 1 000 000 000 000 000 000 000 000 !