Ni gentil ni drôle [Confinement, jour 21]

Coronavirus 2020 Quotidien Vie intérieure / Pensées

Sur le réseau de reportages Brut, certaines interviews sont de la forme : 4 questions auxquelles X en a marre de répondre. Je vais faire pareil mais avec 2 qualités que l’on m’attribue à tort.

1. Je ne suis pas « gentil »

L’inconvénient du mot gentil, c’est que, selon à quoi il est appliqué (personne, cadeau, somme d’argent, visage…), son sens est très différent. Quand on l’emploie pour une personne, son sens a plus celui d’un faire plaisir dans l’unique but de faire plaisir, comme dans le respect des conventions sociales par exemple (des attentions attendues, en somme).

Autre sens attribué à une personne : quelqu’un de gentil est aussi quelqu’un de simplet.

Me concernant, je fais selon ma conscience, mon cœur et mes moyens. Pour certains, cela peut sembler inhabituel, démesuré, voire intéressé, mais il n’est rien de tout cela. Je suis bien plus altruiste et généreux que gentil. La personne a un besoin, si je peux y répondre, j’y réponds, point. Évidemment, je fais (désormais) attention que mon action ne me mette pas en danger de quelque manière que ce soit : physique, financière…

2. Je ne suis pas « drôle »

Si spontanément, vous me demandez « raconte-moi une histoire drôle », je vais avoir un mal fou à en sortir une… Pour la simple et bonne rais que ce qui est drôle pour moi ne l’est pas forcément pour l’autre. Mes blagues, si tant est qu’il en soit ainsi, sont plus cérébrales, subtiles, comme des contrepèteries, des calembours (je suis un fan inconditionnel des 2 Minutes du Peuple)… J’ai essayé d’écrire des choses drôles, comme L’affaire des Brosses à Dents ou la chanson J’ai besoin de vacances, mais sans réellement l’être.

Je n’ai pas de second degré, mais il m’arrive de rire de moi (et je me considère comme étant la seule personne autorisée à rire de moi). je considère que derrière le second degré se cache toujours un premier degré, et comme je suis partisan du Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse, j’évite d’en faire. Pourtant, certaines remarques sont perçues comme drôles alors qu’elles sont réalistes, donc elles sont prises au second degré, là où j’emploie le premier. Ironique ?