Confinement, jour 53

Coronavirus 2020 Quotidien

Je pense que l’une des pires sensations, c’est celle où l’on sait que l’on a aucune obligation horaire pour se lever le matin, que l’on constate que le soleil est levé, qu’on tourne et vire dans les draps, pour finalement se décider d’aller vider sa vessie… et s’apercevoir qu’il est plus tôt que lorsque le réveil est programmé ! C’est une déclaration de guerre envers la grasse matinée !!!

En parlant de guerre, en ce jour commémoratif de l’Armistice de la Seconde Guerre Mondiale le 8 mai 1945, on va se faire un petit point sur le vocabulaire belliqueux (en lien avec la guerre, que l’on retrouve dans Casus Belli et belligérant).

Armistice

Un armistice, à défaut d’être une marque de chaussures, est un arrêté entre chefs d’État, à vocation purement politique. A la différence de la capitulation, les forces armées sont toujours en place voire en action, le document ne stipule que le gagnant, et chacun conserve son pouvoir sans le remettre au pays vainqueur.

Fin d’un conflit

Il est erroné de penser qu’un conflit est fini une fois un armistice ou une capitulation signés. Le travail de reconstruction des infrastructures, la relance de l’économie et le remboursement des dettes par les pays vaincus peut prendre des années, voire des décennies, avant de réellement solder. On considère que la Première Guerre Mondiale s’est réellement finie en 2009, quand l’Allemagne a fini de rembourser sa dette depuis le Traité de Versailles de 1871 !

Paix

La Paix ne signifie nullement la fin des hostilités. Initialement, paix vient de payer, une action consistant à soudoyer un parti en vue d’assoupir ses ardeurs. De ce fait la paix est une emprise d’un parti sur un autre par le paiement, une manière détournée et illusoire d’amener une harmonie de cohabitation…