Confinement, jour 55

Coronavirus 2020 Quotidien Vie intérieure / Pensées

Demain, le confinement prend fin. Pour beaucoup d’entre nous, cela ressemblera à la vie d’il y a deux mois. Pour d’autres, le début d’un certain enfer professionnel.

Les espoirs du déconfinement dans le monde du travail

Avec une économie en berne pendant presque deux mois, il est temps de repenser notre modèle économique. Cela dit, et comme déjà mentionné, le pouvoir du peuple reste limité dans la décision des lois votées et l’orientation des politiques, conduisant immanquablement à une forme de désobéissance civile quand l’État n’assure plus ses fonctions.

De nombreux sujets sont pourtant évoqués depuis la pandémie :

  • le revenu universel
  • la parité professionnelle
  • l’abolition de la discrimination
  • la pensée écologique

N’oublions pas que :

  1. tous les pays du monde sont gouvernés par des personnes désireuses de pouvoir, ce qui fait que leur capacité de remise en question est limitée et la quête du contrôle exponentielle
  2. les gouvernements sont à la merci des grandes puissances économiques, et qu’il semble utopique que la crise ait eu un réel impact sur leur influence

Et comme notre modèle économique est uniquement basée sur la production de biens ou de services, et leur consommation, toutes nos vies en découlent. Et plus nos vies sont dégradées, plus notre implication dans le système établi est importante. L’État tolère les médecines alternatives, le bio et la permaculture, ainsi que les habitats autonomes ou les gratiferia, à partir du moment où ces exceptions restent des exceptions et se lave les mains des conséquences quant cela peut gêner quelque autorité.

La part du citoyen

Une phrase que j’affectionne dit :

Une personne peut ne pas s’apercevoir qu’il y a un mur devant elle, même si elle s’ouvrait le crâne dessus.

Appliquée à notre vision du monde, cette « crise » ne fera pas ouvrir les esprits à beaucoup de concitoyens, et pourrait même nourrir leur haine envers les gouvernements et leurs représentants, jusqu’à recommencer des mouvements sociaux et des actions violentes.

En résumé, c’est comme si il nous restait 3 possibilités :

  1. rester dans l’obéissance aveugle du système, et entretenir l’état psychotique du monde
  2. manifester son mécontentement, avec l’illusion d’un changement
  3. sortir du système, et être accusé de désobéissance civile

Et je tiens à dire que non, le fait d’impliquer les citoyens dans la fabrication de masques ou de visières n’entraînera ni un mouvement de solidarité accru ni une révolution socio-professionnelle qui favorisera les circuits courts et la collaboration de tous dans le bien-être global. Et cela ne sera pas non plus une prise de conscience de l’incompétence gouvernementale à gérer une problématique sanitaire internationale. Pas plus qu’un regain quelconque des liens familiaux ou amicaux une fois la routine réinstallée. Au final, tout le monde se pose des questions sur l’après-confinement mais sans prendre de réelles mesures personnelles. SI j’ai choisi l’image de l’allégorie de la caverne de Platon, c’est que je pense que les personnes n’ayant toujours vu que les ombres d’objets représentant le monde, refuseraient la réalité au sortir de la caverne…

Oui, je peins une vision plus dystopique qu’utopique. Je n’ai aucune foi en la parole et en les actions de ceux qui nous gouvernent, et pas beaucoup plus dans celle du citoyen lambda. Même si certaines pensées évoluent, peu sont en mesure d’assumer les conséquences de quelque acte évolutionnaire, et préfèrent rester tapis.