Les questions [Couvre-feu, jour 72]

Coronavirus 2020 Quotidien Vie intérieure / Pensées

Depuis que nous avons accès aux phrases intelligibles, nous posons des questions pour comprendre notre environnement extérieur et intérieur. Et chaque réponse amène également son lot de questions. Le sujet du jour : à quoi servent les questions ?

Des révélateurs de notre être

Si l’on y réfléchit bien, il existe des moments dans la vie, après l’acquisition de la parole, où l’on ne se pose pas de questions :

  • quand on joue
  • quand on pratique une activité qui nous plaît
  • quand on fait l’amour (ou alors y a un souci)
  • quand on dort

Toutes ces choses ont en commun notre état d’esprit, dans lequel ne subsiste ni peur, ni doute, ni inquiétude, ni curiosité. De ce fait, se poser des questions est bien révélateur de notre être et non de la question elle-même. Il suffit de s’apercevoir que les réponses ne sont pas toujours celles attendues, et qu’elles laissent souvent plus dans le flou que dans la clarté.

Il faut ainsi voir les questions comme les émotions, à savoir des messages que notre cerveau envoie en vue de gérer une problématique qu’il n’arrive pas à résoudre seul. La vraie question à se poser est :

Pourquoi me pose-je cette question ?

La méditation en bon guide

Dans certains exercices de méditation, l’on peut se focaliser sur une question et la voir comme un nuage passant au loin, pour justement prendre la distance nécessaire et intégrer pourquoi cette question existe, l’accepter comme telle et ne pas chercher de réponse à tout prix.

De même, dans le milieu scientifique qui se définit comme le vecteur de la Connaissance, tous diront que chaque réponse trouvée rajoute dix questions, qu’au final l’on en sait de moins en moins au fur et à mesure que l’on en sait. Ainsi résident-ils des savoirs utiles et d’autres, bien moins… Dans sa sagesse, Socrate disait que son seul savoir était de ne rien savoir.

En ce qui concerne sa propre personnes, ou les relations avec autrui, il n’existe aucune règle absolue, chacun étant responsable de ses attentes et de ses envies. Seul le ressenti et le partage bienveillant de celui-ci sont viables et permettent des décisions dans la justesse.