Décès d’un ami lointain

Rencontres

Il y a des personnes pour qui l’on peut développer un profond respect, même si le contact est étiolé. C’est le cas de Georges MEURISSE, ancien Colonel (c’est ainsi que je l’appelais) et scientifique issu de polytechnique, peintre et écrivain à ses heures.

Je l’avais rencontré à Toulouse en 2006 lors de la soutenance de thèse d’un ami commun, et lors de nos échanges, nous réfléchissions à une manière de séparer la lumière en 3 sources d’énergie :

  • froide pour la conservation (bleu-violet)
  • tiède pour la production de carburant (jaune-vert)
  • chaude pour le chauffage/l’électricité (rouge-orange)

Il va sans dire qu’à l’époque, nous ne savions pas que l’énergie n’était pas stockable (en effet, on ne peut stocker que des éléments qui, une fois en contact ou stimulés, peuvent produire de l’énergie), et que les faibles différences de longueur d’onde entre les couleurs étaient difficilement spécialisables (le spectre visible est infime dans le panel des longueurs d’onde).

Or, quelques minutes avant d’écrire ces lignes, je tombe sur un article relatant l’exploitation du spectre complet de la lumière pour la conversion en hydrogène. Cela synthétise une partie de nos réflexions, et j’ai dû me creuser fortement les méninges pour retrouver son nom !

Et en recherchant ses coordonnées, j’apprends qu’il est décédé le 23 juin dernier. Une profonde tristesse m’a envahi, et j’espère qu’un jour la Science lui rendra hommage.