Déconfinement, jour 1

Coronavirus 2020 Quotidien

Voilà, 56 jours se sont passés depuis le début de la gestion de crise sanitaire. Le bilan global reste très mitigé : entre l’amélioration de la Nature et la remontée de sujets sensibles en haut lieu d’une part, et la gestion catastrophique de la population alliée à une surconsommation de plastique en lien direct avec les recommandations sanitaires d’autre part, il n’est pas aisé d’apprécier le caractère bénéfique que Corona aura bien voulu nous apporter…

La situation globale

Si l’on en croit les chiffres, le nombre de cas journaliers recensés en France tend à baisser. Nous n’avons aucune idée du nombre de porteurs asymptomatiques, étant donné que ce n’est pas une priorité d’État, ni des éventuelles évolutions virales qui sont nées depuis.

Pour ce qui est de la reprise d’activité, toutes les échoppes ne sont pas logées à la même enseigne : les cafés, bars et restaurants restent en berne pour le moment, toujours considérés comme des lieux de regroupement (à moins que le fait de boire et de manger avec un masque n’ait pas encore été résolu… ?).

Pour ce midi, on vous propose en intraveineuse une bouillie de bœuf sauce chasseur et sa purée liquéfiée de petits légumes, et je vous recommande un Bordeaux de 2004 pour sublimer le tout. Tendez votre bras, s’il vous plaît…

La reprise scolaire est une aberration, au vu d’une part du temps qu’il reste avant les grandes vacances, et d’autre part au risque couru par le personnel enseignant. Il semblerait que cela soit plus un phénomène de garderie suite à la « reprise du travail sur un lieu autre que le domicile » qu’une réelle reprise d’enseignement. Fait tout aussi aberrant : le fait que les parents n’aient que 5 semaines de congés par an et les enfants… 19 !

Les craintes de la reprise

  • le flou artistique dans les droits et devoirs des citoyens, dans les nouvelles règles établies
  • la contamination, encore et toujours, et ses conséquences
  • la relance économique des entreprises
  • les licenciements à la pelle
  • la hausse du chômage qui en découlera
  • l’impossibilité de pouvoir participer aux cérémonies funéraires (le deuil est d’une importance sociale sous-considérée)
  • la gestion des enfants
  • le rush dans les grandes surfaces, et le risque de pénurie de denrées
  • le rush dans les centres médicaux en tous genres
  • l’abandon d’animaux qui risque de croître, à cause de l’annonce d’un chat contaminé

Les espoirs de la reprise

  • une nouvelle économie, plus écologique et citoyenne (circulaire, revenu universel…)
  • un droit à l’Autonomie (économique, énergétique, etc.)
  • un regard citoyen sur les décisions et les lois
  • une refonte du système de Santé Publique