Et mon passeport ?

Le travail

Un des arguments de mon embauche était les voyages dans les différentes usines au Portugal, Espagne, Maroc, Russie, etc. Entre la CoViD-19 et les délais super longs pour avoir des rendez-vous, car oui désormais cela se fait sur rendez-vous, je n’ai toujours pas mon passeport, après 10 mois d’embauche. La faute à qui ? En grande partie à moi.

Sabotage ?

J’avais rendez-vous hier à 9h30 à la mairie du Poinçonnet, près du boulot, pour finaliser la création de mon passeport. Avant cela, je devais faire ma déclaration à l’ANTS pour justifier de leur fabrication. Au moment de payer le timbre fiscal, le service de ma banque a confirmé la transaction mais le paiement n’est pas passé auprès de l’agence des titres de sécurité (oui, une pièce d’identité est un titre de sécurité, contre qui ou quoi, l’histoire ne le dit pas). Il semblerait que, finalement, je n’ai pas été débité. Par la suite, en reprenant le dossier et en validant que j’achèterai les timbres fiscaux de mon propre chef, il me demande les numéros des timbres. Bref, cela m’a pris la tête, et je n’ai pas continué la procédure.

Oui, je me prive des avantages des voyages professionnels, mais si c’est pour côtoyer les mêmes personnes que dans les bureaux, avec leur personnalité qui me donne jour après jour de plus en plus envie de passer en télétravail à temps plein, non merci. De plus, et bien que cela ne soit pas toujours reconnu comme pièce d’identité car ma nationalité n’est pas indiquée dessus, j’ai toujours mon permis de conduire. Et dans un sens, le fait de ne pas avoir de passeport me permet, dans l’attente d’un assouplissement de la règlementation interne vis-à-vis du travail à domicile, de jouir d’un bureau vide quand ils sont en déplacement… Donc, oui, quelque part, je sabote mes déplacements professionnels, mais vu qu’ils ne sont pas clause de licenciement, je m’en fiche.

Une position illégale ?

La loi est très floue à ce propos, mais ce qui est clair, c’est que la pièce d’identité n’est pas un document obligatoire. Le fait de ne pas en avoir peut complexifier les démarches, mais ne peut pas les empêcher. Donc, cela me va. J’appuie ma position également avec les documents à garder comme les bulletins de salaire, les relevés de  compte ou les factures d’électricité :

  1. la majorité sont dématérialisés et accessibles depuis les services concernés
  2. quid si je les perdais dans un accident domestique (incendie, dégât des eaux) ? Me reprocherait-on de ne pas les avoir conservé dans un coffre ignifugé ?

A la différence du français moyen, râleur et irresponsable, je ne travaille pas en vue de m’assurer une bonne retraite ni me lancerai des procédures en vue d’un impayé 17 ans auparavant. Je vis au jour le jour, en connaissance de la loi, et sur le fait que la peine de mort est abolie. Si l’État préfère débourser 200€ par jour pour la détention d’une personne pendant des années (cela fait plus de 70 000€/an/détenu, et ils sont plus de 70 000 dans les geôles…), pour qu’elle paye sa dette envers la société, qu’elle commence à regarder la poutre dans son œil avant de chercher la paille dans le mien.