La police en dernier recours ?

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S’il y a bien une chose que l’on apprend avec le temps, c’est que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. La bonne intelligence consisterait à dire ce qui nous déplaît, gêne, blesse, agace, avant que cela ne prenne des proportions trop importantes et n’invite à prendre des décisions radicales. C’est, entre autres, ce que l’on apprend en communication non-violente.

Cependant, avec deux personnes depuis que je suis arrivé dans le Cotentin, ces derniers m’ont menacé de porter plainte pour quelque chose qu’ils n’ont pas su exprimer dès le départ. J’en suis à me demander si cela est une caractéristique de la mentalité locale, une sorte de « faire plaisir » à laisser des petites gouttes remplir un vase jusqu’à ce qu’il déborde (et je risque surtout de me perdre en suppositions). Le plus compliqué, dans cette histoire, c’est que ce n’est qu’au moment fatidique que l’on a l’information que quelque chose déplaît ou a déplu, et comme les circonstances ne sont pas les mêmes d’un individu à l’autre, instaurer un dialogue ou effectuer le travail nécessaire sur soi semble mission impossible.

Ainsi, j’éprouve, de la part de ces deux personnes, une profonde injustice, un tribut indu à devoir payer pour un non-dit. Le plus triste, c’est que ce sont des personnes pour qui j’avais une assez haute estime, notamment dans leur réussite professionnelle.

Malgré les avantages que je commence à trouver à vivre ici, qu’il s’agisse du climat en période de canicule, du paysage, de la richesse événementielle, ce sont les autochtones qui risquent d’avoir raison de l’aspect transitoire de mon arrivée en ces lieux !