Le côté obscur de la force ?

Développeur Le travail

Avec l’expérience, il est une chose qui devient évidente : les points qu’une entreprise met en avant pour vanter ses qualités sont ceux sur lesquels elle doit sérieusement travailler. En ce qui concerne l’entreprise où je bosse, ils mettent en avant la « force tirée de la différence des collaborateurs ».

Depuis 4 mois maintenant, étant donné que je mange assez peu le midi (avocat, sardines, compote…), il ne se passe pas un jour sans qu’un collaborateur fasse une remarque, quel qu’en soit le ton, sur ce que je mange.

Ce midi, mon responsable de projet a cru faire de l’humour en me voyant avec un plat différent de d’habitude, je l’ai gentiment remis à sa place en lui expliquant qu’ « il ne se passe pas un jour sans qu’un collaborateur fasse une remarque […] sur ce que je mange ». Il s’est excusé.

J’avoue ne pas comprendre pourquoi, et je pense que chaque commentateur a ses raisons. D’un côté, je préfère certains confrères qui se terrent dans la sociopathie et le mutisme, à ne même pas dire bonjour. Ainsi, je choisis délibérément de déjeuner en avance, quand la salle est vide.

Mais le « sans-gène » ne s’arrête pas là : ces dernières semaines, je ferme la porte pour pouvoir travailler et participer aux réunions téléphoniques. Deux membres de l’équipe ont pris la mauvaise habitude d’entrer sans frapper, sans s’excuser, sans saluer, ni se soucier du degré de dérangement qu’ils peuvent provoquer…

Je m’en fiche de ne me faire aucun ami ici, je ne suis pas là pour ça, et je n’ai jamais cherché à faire de mes collègues mes amis, tant que mes clients sont contents de mon travail.

Bref, vivement que ma maison soit vendue !