Le réchauffement climatique

Vie intérieure / Pensées

Voici LE sujet d’actualité du moment : le climat général se réchauffe, et les conséquences sur le long terme sont de plus en plus pessimistes. Étant donné que chacun y a de son opinion, je vais donc exposer la mienne ci-contre.

Pourquoi parle-t-on de réchauffement climatique ?

On parle de réchauffement climatique car la production de gaz à effet de serre est plus rapide que son absorption par la nature (arbres et océans). L’augmentation de la température moyenne, multipliant d’autant les périodes de canicules et de grands froids, dérègle les écosystèmes, donc la chaîne alimentaire, et donc l’équilibre du vivant actuel. De multiples facteurs entrent dans ce processus de réchauffement :

  • Pollutions (air, plastique, produits chimiques, radioactivité)
  • Déforestation
  • Mutation et disparition des espèces (chasse et pêche intensives, migrations)

Si l’on reprend l’histoire de la Terre sur les 500 derniers millions d’années, des épisodes similaires ont eu lieu, certains ayant également causé des disparitions massives (celle d’il y a 65 millions d’années étant la 5ème), comme nous avons eu 4 périodes glacières ces 1000 derniers siècles. Et pour qu’une espèce puisse s’adapter à un changement de température moyenne de 1°C, il lui faut environ 1 million d’années.

Quelles seraient les conséquences ?

La fonte des glaciers (avec le risque de libération de maladies séculaires) et la disparition des abeilles (assurant la reproduction des plantes) sont les constats les plus notables. Il est indéniable que de nombreuses espèces animales et végétales ne sauront s’adapter, mais il est important de noter que d’autres vont survivre sans difficulté. Dans l’absolu, la Terre en elle-même s’en sortira, jusqu’à la mort du Soleil d’ici 5 milliards d’années.

D’un point de vue agricole, il est possible, par sélection naturelle, de privilégier les plants nécessitant peu d’entretien. Mais l’imposition des graines et l’interdiction de réutiliser le produit de ses semences (alors mieux adaptées à la terre et au climat local), entraîne vers l’appauvrissement des récoltes.

Quelles sont les actions menées ?

En ce moment, de nombreuses accusations envers les gouvernements sont lancées, des gens manifestent et marchent pour imposer l’urgence. Certains pensent que la violence est le seul message audible. Il reste malheureusement une grande partie de la population dans le déni ou l’inconscience, à même de signer des pétitions contre la déforestation des palmiers d’Asie tout en mangeant du Nutella quotidiennement.

De nombreuses actions de reboisement ont lieu à travers le monde, même l’Éthiopie a battu le record en plantant 325 millions d’arbres en 24h ! Mais la presse n’en fait pas écho…

D’autres préfèrent sortir du système, en devenant autonomes : tiny houses, permaculture, artisanat… Ou participent à la désobéissance civile, en refusant d’appliquer les règles inadaptées à la situation (ce qui, de mon point de vue, devrait être inscrit dans la Constitution).

En parallèle, les mêmes gouvernements tentent de culpabiliser la population, qui n’est génératrice que d’une petite partie de la pollution globale (10%), le maximum étant généré par l’Industrie en général : data-centers, centrales au charbon, transports, culture intensive…

Quelles seraient les vraies bonnes actions ?

La population se leurre de croire que le Gouvernement est au sommet de la pyramide décisionnelle : les conglomérats industriels et les familles royales sont bien au-dessus des considérations de bas-étage de chaque pays, et seul leur intérêt financier importe.

Les actions les plus fortes seraient que les employés de l’Industrie quittent leur travail ; on a beau dire « il suffit de ne pas acheter pour que cela ne se vende pas », en tant qu’industriel, on trouve toujours de nouveaux marchés. Sauf s’il n’y a plus personne pour les exécuter.

Fondamentalement, nous n’avons pas besoin de tout ce que le monde offre, et encore moins d’argent ; ce dernier ne se justifie aujourd’hui qu’à cause du secteur industriel, seule branche ne pouvant lier directement le producteur au consommateur. Et nous aurions beau tourner le problème dans tous les sens, tant qu’il y aura de l’argent, et que ce dernier sera le facteur de domination sociale, aucune société industrielle ne pourra être qualifiée de juste.

Notre monde dans 50 ans ?

Bien que la moitié de la population actuelle sera 6 pieds sous terre dans 50 ans, nous pouvons envisager 2 vision très opposées :

  • la vision utopiste : les industries s’écroulent, une économie du Service s’installe, les gens n’ont plus de raison d’être malveillants…
  • la vision dystopique : la pollution prend des proportions devenues ingérables à l’échelle d’une vie, l’humanité devient une espèce menacée parmi tant d’autres, les guerres civiles et conflits internationaux se multiplient…