Reconfinement, jour 10

Coronavirus 2020 Quotidien

A qui profite la crise sanitaire ?

C’est la question fondamentale que l’on peut être en mesure de se poser, au vu :

  1. de l’incompétence des services gouvernementaux à prendre des décisions rationnelles et dans les temps
  2. du fait qu’au printemps, les masques n’étaient pas systématiques, mais qu’aujourd’hui ils le sont
  3. des conséquences sur le marché économique des petites commerces, arbitrairement jugés « non indispensables », et des rayons également inaccessibles des grandes surfaces « pour que les petits commerces ne se sent pas lésés », alors que les sites marchands (incluant toute la logistique derrière) sont 100% opérationnels
  4. des statistiques montrant que le nombre de décès cette année n’est pas exceptionnel, loin de là, au vu des années précédentes (et « heureusement que les décisions qu’on a prises ont été prises, sinon vous n’imaginez pas… au lieu d’une hausse de 2%, on aurait probablement été à 3 !!! »)
  5. des conditions nécessaires à la contamination, à en croire le fonctionnement de l’application #TousAntiCovid
  6. des supposées aides, qui nécessitent des démarches lourdes et des pré-requis dont peu de commerces disposent

Qui sort gagnant de cette situation ?

Clairement pas les commerçants, et leurs salariés. La grande distribution se retrouve également pénalisée, surtout en ces périodes de fêtes de fin d’année, où les rayons cadeaux et jouets sont condamnés (sauf le vin et le chocolat, il faut sauver l’indispensable !). L’industrie ne voit pas grande différence, hormis l’import-export qui est assez contrainte.

Si l’on pose les conditions actuelles a maxima, les activités professionnelles vont se restreindre à :

  • 100% télétravail dans le tertiaire
  • robotisation pour les usines
  • e-commerce pour tous les commerces de vente au détail (vêtements, culture, alimentation, accessoires, mobilier, etc.)
  • livraisons / drive pour la restauration, majoritairement restauration rapide
  • débits de tabac, pour éviter une troisième guerre mondiale
  • véhicules individuels, pour limiter les contacts dans les transports en commun (les voitures, car on est bien isolés dedans)
  • et l’agriculture… ? Suis-je bête, ça ne sert à rien, l’industrie chimico-alimentaire fait bien mieux et moins cher* !

La notion de cités-dortoir retrouvera toutes ses lettres de noblesse !

Je vous joins ce podcast que l’on m’a fait parvenir. Cela vaut ce que ça vaut, c’est une explication comme une autre :

Et ailleurs ?

J’avoue ne pas savoir comment se déroule cette seconde vague (qui n’est pas de la New Wave**) ailleurs, et j’espère qu’ils s’en sortent mieux que nous.


* Ironie
** style musical anglais des années 80