La guerre et les hommes [Reconfinement, jour 13]

Coronavirus 2020 Quotidien

En ce saint jour des 102 ans de l’armistice de 1918, nombreux d’entre les plus grandes sommités politiques françaises se sont recueillis pour la mémoire des personnes mortes pour la France. Un de mes oncles me raconta aujourd’hui que son père avait défilé à Châteauroux le 11 Novembre 1948, alors qu’il était en régiment là-bas. Un souvenir comme un autre… ? Est-on quand même un homme sans ce genre de souvenir ?

Plusieurs points me viennent à l’esprit :

  1. Une guerre c’est quand 1 million de personnes s’entretuent pour les divergences de 2 personnes. Pourtant, un conflit sino-américain a été réglé autour d’un tournoi de tennis de table dans les années 1970.
  2. Ces personnes, je parle des morts, pensent être morts par devoir patriotique, probablement convaincus d’œuvrer pour une cause plus grande qu’eux. Hormis des deuils et des ruines, ils n’ont malheureusement pas laissé grand chose de beau derrière eux.
  3. Si le devoir de mémoire servait de leçon, cela se saurait.
  4. Une guerre est officiellement terminée quand le vaincu a remboursé les dégâts causés aux vainqueurs ; dans le cas de la guerre 14-18, cela a eu lieu en… 2010 !

La guerre est inhérente à toute société, à cause de la hiérarchisation, de la frontalisation et des conditions nécessaires aux ententes (ou non) de part et d’autre de ces mêmes frontières. Dans un monde anarchique et exempt de frontières géopolitiques, ce phénomène de combat de masse n’aurait pas lieu.