Un week-end peu reposant

Rencontres Sorties

C’est ce que l’on peut appeler un week-end sur les routes, où l’on ne peut avoir le temps de profiter des personnes… J’étais invité à l’anniversaire d’une amie près de St-Etienne, et qui, à cause de son emploi du temps, n’a pu le placer qu’un dimanche. Voici comment tout s’est déroulé.

Vendredi

17h

Fin du boulot, malgré du retard accumulé et une livraison du projet lundi au bord de l’impossible. L’amie en question m’a mandaté pour lui trouver un ordinateur de remplacement au sien dont la prise d’alimentation venait de céder sous le poids des ans. J’ai donc roulé vers Easy Cash, et ai trouvé une petite perle, un Lenovo (ex-IBM), mise en rayon il y a moins d’une heure, pour un budget raisonnable.

19h

Nous sommes conviés par les colocataires à les rejoindre au marché nocturne estival, au parc Balsan. De nombreux producteurs et restaurateurs ont déposé leur stands, notamment La Brasserie du Luma qui m’a bien fait passer le confinement ! Je dîne d’un reste de frites faites maison et d’une ambrée à la pression.

Je m’achète deux sachets d’infusion, Meditation et Bien-être.

21h

Il en faut plus pour caler la dent creuse de ma colocataire, et nous décidons de faire la queue à la crêperie. La file d’attente n’est pas longue mais elle n’avance pas bien vite !

22h

Les colocataires s’inquiètent de ne pas nous voir revenir, et viennent à notre rencontre, également pour commander des crêpes !

23h

Mauvaise nouvelle : plus de galettes salées… Il faut se rabattre sur une crêpe au chocolat, avant de rentrer se coucher.

Samedi

08h

Je dois m’avancer dans mon travail. Une chance que je ne sois attendu qu’à 19h à St-Etienne…

10h

Dépannage au Troc, on rencontre des difficultés sur la base de données, qui se met en sécurité et bloque des enregistrements, notamment au niveau de la caisse enregistreuse, ce qui n’est pas top du tout ! En ce moment j’interviens assez régulièrement tant que le problème n’aura pas de solution viable.

12h

On file à la coloc’ histoire de voir s’il y a du monde. On se retrouve comme deux ronds de flan devant la porte fermée, et on décide de se rabattre sur le Yaki Tokyo dans la zone de Cap Sud… qui est définitivement fermé ! Tant pis, Mc Do fera l’affaire !

13h30

Je redépose ma colocataire à l’appartement et je file sur St-Etienne.

19h15

Après quelques pauses dépannage/bière, et une moyenne de 60 km/h, j’arrive au lieu des festivités. Sa demeure est une immense bâtisse de briques qui fut probablement une usine ou des bureaux. L’ensemble est à l’abandon, hormis un appartement au troisième étage. Parmi les pièces abandonnées, l’une d’elles stocke les meubles d’une ancien restaurant, le Coco d’Or. On a émis l’hypothèse que le restaurant se trouvait ici dans le temps, ce dont je doute un peu, et que le lieu ne sert que de débarras… Il nous a permis d’y récupérer des verres à vin en excellent état, qu’un peu de produit de vaisselle aura redonné une seconde vie.

Je fais la rencontre des meilleurs amis de mon amie, les discussions vont aussi bon train que le bon vin et les pistaches, qu’il s’agisse de psycho, d’histoires personnelles ahurissantes, de cuisine ou des possibilités financières pour racheter la bâtisse et la retaper.

01h00

Bien que chacun soit fatigué, d’aucun ne décide de montrer l’exemple pour rejoindre les bras de Morphée. Le mot « physique quantique » aura finalement été le déclencheur qui incitera à couper court à la conversation en cours !

Dimanche

08h30

Après une courte nuit à me faire triturer les mollets par un voisin de chambrée parce qu’il était persuadé que j’étais dans son lit, et le témoignage d’une discussion sur le sexe sans amour, je descends déjeuner avec mon amie pendant que tout le monde profite encore de son sommeil.

10h

J’offre un massage à mon amie, qui en a bien besoin (et moi aussi) ! Il aura duré une heure, et j’ai pu lui débloquer plusieurs tensions. Elle qui est sans cesse en admiration devant mes « talents », je lui ai juste expliqué que j’avais trouvé plusieurs manières d’exploiter et d’exprimer qui j’étais, et qu’au final je n’ai pas plus de talent qu’un autre.

11h

J’installe son nouvel ordinateur et lui transfère tous ses documents depuis l’ancien. Il y en a pour un bon nombre d’heures…

12h

Pendant que le repas finit de se préparer (majoritairement des légumes coupés en bâtonnets et des saucisses à griller), je découvre un jeu de carte : le MAO. Il se joue avec un jeu de 52 cartes sans les jokers, à 4 ou 5 personnes, dont un meneur de jeu, qui explique pendant la distribution :

Le Mao se joue à 3 cartes.
La première règle du Mao est que l’on n’explique pas les règles.

En clair, selon nos actions et les pénalités, on doit deviner les différentes règles et obligations ! On dispose d’une pioche et d’un tas de défausse.

Spoiler alert : voici les premières règles de base, qui semblent légèrement différer de celles sur Wikipedia…

Le but est de se défausser de toutes ses cartes en premier, en posant sur la défausse soit la même  couleur, soit la même valeur. Il est interdit :

  • d’expliquer les règles
  • de jouer alors que ce n’est pas son tour
  • d’infliger des pénalités abusives
  • de maltraiter ses cartes
  • de frapper sans raison son voisin
  • de poser n’importe quelle carte
  • de mettre trop de temps à jouer

Sous peine de recevoir une pénalité d’une carte. Et il est obligatoire de respecter les actions à mener selon la couleur et/ou la valeur sous peine de recevoir également une pénalité. Les pénalités sont cumulatives.

Si la pioche est vide, le joueur ayant le plus de cartes doit les donner au meneur ; son tas fera ainsi office de nouvelle pioche.

  • Actions selon la couleur :
    • Cœur : dire « Knar »
    • Pique : énoncer la carte jouée
  • Actions selon la valeur
    • As : prononcer « Klinlon »
    • 7 : dire « Passez une bonne journée » et piocher une carte ; si on pose sur un 7 déjà posé, dire « passez une très bonne journée » et piocher 2 cartes (cumulatif jusqu’à 4)
    • 8 : dire  un truc que j’ai oublié
    • 10 : changement de sens du jeu
    • Valet : taper une fois l’épaule de son voisin de gauche ; si sur un autre valet, taper 2 fois (cumulatif jusqu’à 4)
    • Dame : dire « God save the Queen » ; si sur une autre dame, dire 2 fois (cumulatif jusqu’à 4)
  • Actions selon le nombre de cartes restant en main
    • 2 cartes : les taper l’une contre l’autre (à faire avant de piocher, comme dans le cas d’un 7)
    • 1 carte : faire une pichenette dessus (à faire avant de piocher, comme dans le cas d’un 7)
    • 0 cartes : dire « MAO », et la parte s’arrête.

14h

Le repas bât son plein, le barbecue est au top et les merguez cuisent à une vitesse folle ! Vous aurez deviné qui est le préposé aux fourneaux…

16h15

C’est l’heure des au-revoir. Et comme le disait mes grands-parents :

Qui vient en ami arrive trop tard et part trop tôt.

Je fais une halte dans un bar et une autre dans un restaurant, le Chêne vert de St-Pourçain-sur-Sioule.  Honnêtement, je ne recommande pas, et je me sentais le plus jeune de la terrasse…

Rouler avec le soleil en rase-motte et de face non plus, je ne le recommande pas !

23h

Fin du road trip. Douche et dodo.