Une journée pleine de rebondissements

Châteauroux Coronavirus 2020 Vie politique

Que de choses entre 7h30 et 21h ce jour ! Comme vous le savez, j’ai joué les assesseurs, puis les scrutateurs (je ne savais pas que je pouvais, voire devais faire les deux) en cette journée électorale sous des airs apocalyptiques.

Le contexte

Le gouvernement a pris 2 mesures importantes en l’espace de quelques heures : celle de restreindre les horaires des bars et autres lieux à minuit, puis de fermer radicalement tout ce qui n’est pas vital (ou ne rapporte pas d’argent à l’État comme le tabac). Ainsi, en ville, on ne voit que des restaurateurs qui n’acceptent plus que les prestations à emporter ou à faire livrer.

La situation pourrait aisément s’endurcir de mesures pouvant aller du couvre-feu au confinement. Je risque de me retrouver en télétravail rapidement !

La peur envahit les citoyens, des contestations pourraient envenimer la situation, déjà que la ville souffre d’un manque non négligeables de vie nocturne et que la police n’a pas une bonne réputation locale…

Le terrain

La mairie se trouve sur une place remplie de cafés, fermés, et malgré la présence du soleil, l’ambiance n’était pas au beau fixe… L’accueil en mairie en tant qu’assesseur n’a pas été très humain, aucune explication des obligations de chacun, et les circonstances déjà peu amusantes pour les citoyens se retrouvaient rapidement davantage contraintes par la rigidité législative que les responsables imposaient (passage à l’isoloir, lavage des mains, prise d’un seul bulletin…). Mince, c’est déjà un miracle que les personnes daignent venir voter ! Je détendais l’atmosphère à l’arrivée des électeurs avec cette phrase :

Bonjour, la maison vous offre une petite goutte [de gel hydroalcoolique], comme tous les cafés sont fermés !

Il faut quand même en profiter pour voir l’exposition !

A 16h, une réunion de crise a eu lieu au premier étage. Rien n’a filtré parmi les employés municipaux, mais quelque chose me dit qu’on en entendra parler sous peu.

A 18h, clap de fin pour les votes, début du dépouillement des scrutins.

Il en a résulté une logique imparable en période de crise : les gens ont voté pour ce qu’ils connaissaient, et donc les rassuraient. Bien qu’il n’y ait eu que 45% de participation, le maire sortant a pris 70% des voix. Nous sommes arrivés 3°, avec 5.42%, ce qui nous fera au moins rembourser les frais de campagne ainsi qu’une place assurée dans l’opposition.

Tableau récapitulatif des participations et votes

La suite

Autant la fierté que la déception s’est lue dans les yeux des colistiers et de la chef de parti. Cette place providentielle, au vu du contexte, permet de préparer de manière constructive le terrain pour dans 6 ans, et tous sont soudés pour lesdites prochaines années !