Vacances, chapitre 1 : hésitations

Sorties Vie intérieure / Pensées

Comme je l’ai déjà mentionné, la majorité des personnes que je connais ne viendraient pas me voir si je n’allais pas les voir, même si je sais que, pour une partie d’entre elles, je ne fais pas exception à leurs règles. J’ai posé mes congés début août pour monter à Cherbourg, j’ai prévenu quelques amis et compte organiser un blind test le 5. Alors, révisez vos classiques des années 80 !

Mais je souhaiterais poser une semaine fin août également, histoire de descendre dans le Sud et permettre à ma colocataire d’aller voir sa famille, mais là où le doute me ronge comme la souris au bout du fromage, c’est de savoir qui je vais prévenir… En effet, le décalage entre la sincérité des personnes se disant heureuses de me voir et leur réel intérêt pour ma personne (les relations « à facette ») me fait me poser de nombreuses questions, la première étant de savoir :

Pour qui pars-je en vacances ?

On passera outre le fait que cette phrase n’est pas agréable à prononcer. Bien que l’évidence voudrait que l’on réponde : « pour soi avant tout », la réalité est plus floue :

  • Est-ce que ça me ferait plaisir de les voir ? Certainement.
  • Est-ce que ça sera toujours dans le même sens ? Tout aussi certainement.
  • Est-ce que je dois les prévenir, même si on n’arrive pas à se caler de moment ? Aucune idée.
  • Est-ce que j’ai envie que les personnes que je souhaite voir viennent également me voir ? Indubitablement !
  • Est-ce qu’ils m’en voudront s’ils apprennent que je descends/suis descendu et que je ne les ai pas prévenus ? Probablement.

Quelque part, cela crée aussi le flou avec la phrase :

Tu peux venir quand tu veux !

Et que c’est toujours au moment où l’on peut que l’autre n’est pas en mesure de nous accueillir…