Un rêve déprimant ! [Confinement, jour 42]

Coronavirus 2020 Quotidien

I have a dream, comme Martin Luther King, et comme tout le monde en général. Bien que mes rêves ne soient en rien une sinécure, celui de la nuit dernière proposait un concept assez intéressant : remplacer l’argent par… des médicaments antidépresseurs !

Y a de quoi déprimer !

Tout d’abord, on est à mi-chemin entre la société post-apocalyptique et dystopique. Ensuite, les antidépresseurs en question ne sont malheureusement pas des madeleines au chocolat.

Le monde va tellement mal qu’une décision a imposé les antidépresseurs comme monnaie d’échange, ainsi que comme contrôle de la santé mentale de la population :

  • leur nombre en circulation est rigoureusement règlementé
  • ils sont distribués comme salaire ou aide de l’État (de santé, arf !)
  • ils disposent d’une date limite, comme tout médicament, obligeant à les remplacer régulièrement et gratuitement
  • leur consommation fait diminuer le nombre de capsules en circulation, augmentant le seuil de pauvreté
  • il est considéré que la baisse de capsules en circulation est liée à leur consommation, et non à d’autres phénomènes (forte taxation ou destructions par action anti-gouvernementale, par exemple)
  • il est considéré que l’augmentation de capsules en circulation est liée à des trafics illégaux

Des problèmes, en veux-tu, en voilà !

Dans une société inégalitaire, les situations problématiques sont nombreuses :

  • trafic de fausses capsules, ressemblant comme deux gouttes d’eau à des vraies, contenant des substances diverses et variées : hallucinogènes, à forte dépendance, létales, induisant des comportements violents ou dangereux, augmentant l’état dépressif, modifiant le code ADN (comme CrispR-CAS9), ou simplement vides ou contenant un placebo…
  • élévation drastique de leur consommation, donc du taux de pauvreté (mais sans déprimer !)
  • augmentation des taxes
  • possession de la majorité des capsules par une minorité de personnes (un grand classique)

L’exception

Après, j’avoue que je n’ai pas réfléchi au petit truc qui remettra toute la société en question, l’exception qui mettra la règle à l’épreuve, comme :

  • dans le positif, une personne dont le sang, donneur universel, contiendrait un antidépresseur naturel et guérirait la population de toute consommation d’opiacés
  • ou, dans le négatif, une substance en libre circulation qui rendrait tous les antidépresseurs totalement inefficaces, amenant à la surconsommation et à l’effondrement du modèle économique et pharmaceutique

Ça sera le concours du jour : imaginez la situation de renversement de la société !