Les Chroniques Oubliées [Couvre-feu, jour 35]

Coronavirus 2020 Jeux de Rôle / Jeux de Société Quotidien

Après avoir essayé pendant plus d’une trentaine d’heures le Jeu De Rôle version Naheulbeuk, le Maître du Jeu, comme tous les protagonistes n’étaient pas présents et pour sa dernière avant déménagement à l’autre bout du monde, nous a proposé un jeu au scénario plus court : Les Chroniques Oubliées, tiré de l’univers Cthulhu de H.P. Lovecraft. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette univers, pour faire simple, on est dans la science-fiction horrifique.

Le scénario vécu

[spoiler alert : ce qui suit n’est pas tous publics]

L’histoire se centre autour de 6 personnages qui prennent le bus entre Pittsburgh et Buffalo, un soir de Novembre 1925. Le bus tombe en panne de manière inexpliquée sur une déviation, la neige est abondante, le blizzard intense, et les passagers décident de marcher jusqu’à trouver refuge plutôt que de risquer de mourir gelé sur place (ce qui arrivera au chauffeur). Ils voient une maison au loin, traversent une forêt peu accueillante, et, entre le bois et la porte d’entrée, se sentent fortement suivis.

A l’intérieur de la demeure, dont la porte d’entrée n’est pas verrouillée, les voyageurs apeurés et transis cherchent repos et chaleur. L’hôte de ces lieux les accueille à travers la porte fermée de sa bibliothèque, prétextant une maladie contagieuse et son serviteur parti chercher des médicaments, mais accepte leur présence pour la nuit. Quatre des voyageurs dorment dans le salon, deux décident d’utiliser une chambre.

Tous les invités font un rêve étrange : ils sont attachés sur une chaise, une présence leur découpe le crane et des doigts s’enfoncent, avec un sentiment de réalité effrayante. Leur réveil les laisse dans un état de torpeur, et en allant prendre des nouvelles des deux isolés, l’une des voyageuses les trouve dans leur chambre, le crane découpé et le cerveau retiré. Alertés, les autres insistent auprès du propriétaire des lieux afin de comprendre ce qu’il se passe ; ce dernier est tout aussi peu propice à dire quoi que ce soit.

Ainsi commence une fouille minutieuse du manoir, les menant jusqu’à la cave qui empeste la chair en décomposition, où ils remarquent au-dessus de la grille de déchargement du charbon des traces de griffures. En essayant d’y aller, ils découvrent dans le tas de charbon le corps d’une personne qui s’avère être le serviteur ! Impossible qu’il ne soit là que depuis quelques heures. Tous remontent et entrent dans la bibliothèque pour tirer les vers du nez du propriétaire. En s’approchant, surgit de l’ombre un être gigantesque, ressemblant à un immense insecte aux pinces de crabe, et qui commence à les attaquer.

Un des voyageurs, armé d’un pistolet, tire à plusieurs reprises, jusqu’à le blesser mortellement ; ce dernier, dans son agonie, se liquéfie en dégageant une odeur de putréfaction difficilement soutenable. Une fois le danger écarté, ils s’aperçoivent que le propriétaire avait lui aussi le crane ouvert, et son cerveau dans un bocal à proximité relié à la boite crânienne par des filaments…

Le soleil se lève, le blizzard s’est calmé, les survivants reprennent leur route jusqu’à un village où leur seule préoccupation désormais est d’atteindre Buffalo. Tous décident de ne rien raconter à la police, au risque de finir suspects ou enfermés.


Explication de l’univers

Les Mi-Go, ces créatures insectoïdes, viennent de Pluton et recueillent les cerveaux des personnes les plus intéressantes en vue de les étudier. Il s’avère que, au début de l’histoire, un Mi-Go poursuit un des voyageurs et provoque la panne du bus en tirant dessus avec une arme intégrée dans leur carapace. Ils sont aussi capables d’attaques psychiques, d’où les rêves communs.

Verdict : ce n’est clairement pas ma tasse de thé !